Aventures anodines
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Disclaimer:
I do not own Haru wo Daiteita, nor any of the characters from it. I do not make any money from the writing of this story.
Aventures anodines
Disclaimer : Harry Potter, noms et lieux sont la propriété de J. K. Rowling et Warner Bros Corp. en leurs titres respectifs.
Avertissement : Cette fiction est destinée à un public adulte et averti ! Outre l’utilisation de langage grossier voire cru, on y décrit explicitement des scènes de nus, et des scènes de sexe explicites entre un homme et une femme. Je suis parfaitement conscient que le site de fanfiction ne tolère pas, en règle générale, ce genre de fictions, c’est pourquoi je vous prie de m’excuser d’avance si le texte vous choque. N’hésitez pas une seule seconde à ne pas lire.
Chapitre 1 : les douches
Cela faisait plusieurs mois que les pouvoirs de Harry Potter ne faisaient qu'augmenter exponentiellement. Pendant des années, ils avaient été plus ou moins stables – même si déjà plutôt développés – mais depuis un événement particulier, un barrage s'était rompu. Cet événement était la mort de Dumbledore, bien entendu.
Ces pouvoirs augmentaient de façon si exceptionnelle qu’il était devenu impossible de les cacher. Le moindre de ses sortilèges, dans la classe de Flitwick, avait une efficacité beaucoup trop grande. Quand on lui demandait de faire Apparaître une tasse de thé, il y en avait automatiquement deux ou trois douzaines, quand on lui demandait de créer un jet d'eau, c'était un véritable geyser qu'il produisait.
Contrairement à tous ses camarades qui bataillaient pour aboutir à un résultat probant, Harry devait lui au contraire se modérer pour que ses nouveaux pouvoirs ne viennent pas anéantir toute la salle. C'était souvent embarrassant, mais cela avait ses avantages. En classe de défense contre les forces du mal, il dominait à ce point les autres élèves lors des exercices pratiques que même le professeur semblait avoir peur de l'affronter.
Il s'était confié à Hermione, et avait ajouté qu’il ne pensait pas parvenir à se modérer plus longtemps, tant l’intensité de son pouvoir le dépassait. Hermione s'en était rendu rendue compte antérieurement. Elle lui avait conseillé de passer à un niveau supérieur, et d’apprendre des techniques magiques qui lui permettraient de dépenser toute cette énergie inemployée.
Il avait appris les sortilèges les plus dévastateurs et les enchantements les plus complexes, mais son pouvoir grandissait encore, et devenait de plus en plus incontrôlable, au point d'inquiéter les professeurs.
Un jour, alors qu’il rentrait d'un entraînement de Quidditch et qu’il essayait de noyer ses soucis dans une douche bien chaude, Ron l’avait observé d’une manière un peu gênante – c’étaient des douches communautaires, et tous les autres garçons de l’équipe étaient déjà sortis. Le regard de Ron était assez incommodant, d’autant qu’ils étaient tous les deux nus, et qu’il s'attardait étrangement sur son anatomie. Pendant un moment, Harry tenta d’ignorer les coups d’œil de biais que son ami lui jetait, mais cela dura tout au long de la douche, au point qu’à la fin, Harry n’y tint plus :
- Enfin, Ron, pourquoi tu me regardes comme ça ? T’es pédé ou quoi ?
Ron piqua un fard instantanément – Harry constata avec amusement que lorsqu'il rougissait, ce n’était pas seulement sa tête, mais l'entièreté de son corps à l'exception de ses bras et jambes. Ron s’empressa de nier les faits :
- Quoi ? Moi ? Mais non, j’te r’garde pas ! J’étais juste... euh... C'est rien j’te dis !
Ron ne pouvait pas savoir que depuis la soudaine croissance incontrôlable des pouvoirs de Harry, ce dernier savait immanquablement quand on lui mentait :
- Ron, ne me mens pas ! Tu me regardes depuis tout à l'heure, alors soit t’es pédé, soit j’ai trois couilles et tu oses pas me le dire !
- J’suis pas pédé, Harry, tu le sais bien ! Je suis avec Hermione tu te rappelles ?
- Pourquoi tu me regardais comme ça alors ?
- C'est juste que...
Ron termina sa phrase par un grommellement incompréhensible. Depuis l’augmentation de son pouvoir magique, Harry avait tendance à s’énerver plus facilement, et il fut agacé par les manières de Ron, qui lui tournait à présent le dos.
- Putain, Ron, fit Harry avec humeur, tu vas me dire ce qui va pas chez moi ou pas ? C'est chiant quand tu termines pas tes phrases ! Parle au lieu de me présenter tes fesses !
Ron se retourna brusquement et se rapprocha de Harry d'un air furieux. Harry eut un léger recul car Ron était bien plus costaud que lui : les muscles de son abdomen et de son torse saillaient fortement et ses bras et jambes forçaient l'admiration. Ron eut rapidement froid hors du jet d'eau de la douche, et il y revint immédiatement après l'avoir quitté.
- C'est fou ce que t'es nerveux toi, répliqua Ron. Depuis...
Il laissa à nouveau sa phrase en suspens.
- Depuis... insista Harry, que les phrases inachevées de Ron commençaient à énerver sérieusement.
- Tu sais bien ! rétorqua abruptement Ron. Je suis pas con, tu savais ? Moi aussi je sais combien font un plus un, moi aussi je parle avec Hermione !
- Qu’est-ce que tu veux dire ?
- Que moi aussi j'ai remarqué des choses ! Tu as parlé en aparté avec Hermione, mais moi aussi j’avais remarqué !
- Remarqué quoi ? interrogea Harry en commençant à se savonner lentement le torse, comme si cela pouvait le préserver de ce que Ron avait à lui dire.
- Fallait vraiment être aveugle pour pas le voir, tu sais, que t’as changé ! Depuis c’t’année ! J’imagine depuis l’enterrement de Dumbledore. Ca t’a fait un choc, comme pour tout le monde, sauf que toi, ça a... je sais pas... libéré quelque chose.
Comme Harry ne disait rien, il poursuivit :
- Tu crois que personne ne remarque rien ? Si tu réussis du premier coup une métamorphose personnelle, c’est pas parce que t’as étudié comme Hermione ou que t’es meilleur que les autres, c’est simplement que... comment dire... l’intensité de ton... pouvoir, ou ch’sais pas quoi, fait que même si tu foires un peu le sortilège, ben, ça marchera quand même, à tous les coups !
- Tu avais remarqué.
C'était un constat.
- Oui, fit Ron.
- Bon, ben, voilà.
- Ouais.
- Y’a rien à ajouter, tu sais... Rien de quoi être fier. Je ne sais pas moi-même comment ça se fait. C'est juste un fait. Ouais, t’as tout vu, c'est depuis l'enterrement de Dumbledore que ça a commencé, et puis, ça n’a fait qu’empirer. Je ne me l’explique pas, et Hermione non plus.
Il y eut un moment de silence. Harry entreprit de se savonner les jambes dont les muscles étaient encore tendus par l'effort de l’entraînement. Il se redressa et constata que Ron le regardait encore de travers.
- Mais tu vas arrêter espèce de voyeur ! s’exclama Harry. D’accord, j'ai eu une sorte d’accroissement énorme de magie, mais ça ne justifie pas que tu me mates comme ça !
Ron hocha la tête négativement.
- C’est pas ça, Harry... C’est juste qu’y a une chose qu’Hermione pourra jamais te dire... En fait, y’a que moi, et tout ceux qui te voient à poil dans les douche après les entraînements...
- Putain, j’ai trois couilles et je m’en étais pas rendu compte, c’était bien cela, je m’en doutais !
- J’te parle sérieusement, Harry ! fit Ron un peu vexé. T’as vraiment le don pour pas remarquer les choses, toi, c'est incroyable. Pourtant, crois-moi, y’a pas que moi qui ai remarqué, je t’assure !
- Quoi ? interrogea Harry, un peu inquiet.
- Ben... C’t’un peu gênant, tu vas encore me traiter de pédé...
- Ecoute, moi j'ai rien contre les homos, hein, tenta de plaisanter Harry, juste... c'est pas mon rayon, ch’suis navré si je te déçois...
- Harry ! avertit Ron. Ca n’a rien à voir avec moi ! C'est toi !
- Bon, ben vas-y alors, s'exclama sèchement Harry, accouche ! T’as la manie de faire durer le suspense, toi, c'est vraiment chiant.
- Ok, capitula Ron. Je vais te dire, et tant pis si tu me traites de gay après. Eh bien : j'ai... euh... l'impression – et elle est partagée par tous les mecs de l’équipe de Quidditch de Gryffondor – que, ben… que t’as pas changé que magiquement, si tu vois ce que je veux dire. Je comprends que t’aies rien remarqué, parce que c'est toujours difficile à voir quand c'est soi-même, mais... viens, mec, on sort de cette putain de douche, j'ai l'impression que je suis en train de me liquéfier.
Ron sortit en premier de la salle carrelée et Harry lui emboîta le pas, très curieux de ce que son ami avait à lui dire. Ils passèrent chacun une serviette rouge et or autour de leurs tailles respectives.
- Attends avant de te rhabiller, commanda Ron.
Harry obéit.
- Bon, continua Ron, regarde-toi dans la glace, qu’est-ce que tu vois ?
Harry le regarda avec suspicion, mais accepta pour lui faire plaisir de tourner la tête vers le miroir de l’antichambre de la salle d'eau. Le miroir n’était même pas enchanté, il n’y voyait que son reflet. Les mêmes cheveux noirs, la même cicatrice en forme d'éclair.
- Je suis censé voir quoi ? demanda Harry un peu narquois. C’est un miroir magique ? Il nous montre le fantasme inavoué du plus jeune Weasley de chaque génération ?
- Putain. C’est comme j’te disais, faut vraiment tout t’expliquer. Mais putain, regarde ton torse, voilà, ouais, regarde ton torse.
Harry regarda son torse et n’y vit rien d'anormal. Le ton de Ron lui avait fait penser qu'il avait brusquement une empreinte indélébile ou la marque des ténèbres en rose, mais il n'y avait rien de cela. Le torse de Harry aurait pu ressembler aux torses de pas mal de sportifs.
- Tu ne voudrais pas être plus clair, Ron ? pria Harry avec agacement. Qu’est-ce qu’il a mon torse ? Ca devient lourd, à la fin.
- Bon, tu l'auras voulu. Tu ne remarques pas que t'es beaucoup plus musclé qu'avant ? Regarde ton torse, bon sang ! T’es super baraqué maintenant ! Plus que moi, je crois ! Et pourtant, moi c’est déjà pas mal !
- Je suis pas plus baraqué que toi, fit Harry, incrédule.
- Mais si, bordel ! Ecoute, je sais bien que c'est difficile de regarder ses propres fesses, mais tu devrais voir les tiennes, avant, et après ! Putain, ça me fait mal de le dire, mais t'as un cul super musclé ! Et tes bras aussi ! Tes cuisses et aussi tes mollets !
Harry se regarda attentivement dans la glace. Il savait bien sûr que sa musculature était très développée, et il en était plutôt fier parce qu’elle l’avantageait efficacement, mais en revanche, il l'avait mise à la charge d'une pratique intensive du Quidditch. Il fit part de ses doutes à son ami :
- Euh, tu me fais douter, là... ‘fin, c'est normal, non ? Je veux dire, je fais du Quidditch depuis sept ans, il fallait bien que cela finisse par se voir sur mon corps !
- T’as pas vu le changement parce que tu te vois tous les jours dans le miroir, mais je t’assure que les mecs de l’équipe et moi on est tous d'accord pour dire que ça date aussi de... l’été dernier... Avant, bon, c’est pas que t’étais une crevette, t’étais plutôt musclé à bien y regarder, mais maintenant, c'est plutôt le contraire, c'est difficile à cacher !
Harry contempla attentivement son reflet, et s’attarda sur son corps qui avait effectivement des points communs avec ceux des athlètes. Mais la question était de savoir à partir de quand le processus s’était enclenché. Il regretta un instant que Ron soit là, parce qu'il aurait aimé se regarder plus intimement : voir ses fesses et ses cuisses pour vérifier les dires de Ron, par exemple. Mais il devait se rendre à l'évidence, il ne se souvenait pas d'avoir remarqué que son torse était à ce point sculpté avant cet événement : les funérailles de l’ancien directeur de Poudlard.
- Je crois que tu as raison, dit finalement Harry.
- Enfin ! T’as mis le temps...
- Putain.
- Putain ? T’as l’air déçu ? Pourtant... C’est plutôt cool, non ?
Harry tourna la tête vers son ami :
- En soi, ouais, c'est plutôt cool d’être baraqué sans devoir faire d'effort, je crois pas mal de monde qui serait prêt à payer pour ça, mais l’ennui c'est que, dans mon cas, c’est autre chose...
- Attends, je te suis plus, là...
- Tu ne comprends pas ? C'est pourtant évident ! La magie, elle déborde de moi, Ron ! Je ne sais pas ce qu'il s'est passé, mais brusquement, une vanne s'est ouverte grand, et je n’arrive pas à contenir toute cette énergie. C’est elle qui a créé ça ! Je n'arrive pas à tout évacuer avec les sortilèges de l'école, alors elle s’attaque à moi ! Cette saloperie est en train de me bouffer de l'intérieur...
- Ouais, fit Ron, peu convaincu. Elle a pas l'air de te vouloir trop de mal cette saloperie. C'est une maladie que j’aimerais avoir aussi.
- Tu sais pas de quoi tu parles, et en plus, niveau muscles, tu n’as pas non plus de quoi te plaindre. Ca me fait vraiment mal, tu sais, toute cette magie ! Je sais que cela se ressent sur moi. Je suis toujours énervé et prêt à sauter sur tout le monde... Si Hermione ne m’avait pas aidé en me montrant des sortilèges plus avancés pour me défouler, j’aurais fini par tuer quelqu’un !
Il y eut un bref silence pendant lequel les deux garçons restèrent tous les deux immobiles, complètement secs à présent et toujours torses nus. Ron finit par reprendre la parole :
- Hum, Harry, je suis désolé, mais il y a autre chose dont il faut que je te parle.
Harry resta silencieux, résigné à entendre ce que son meilleur ami avait à lui annoncer, et qui nécessitait qu'il adoptât ce ton un peu solennel.
- C’est un peu délicat...
- Oh non ! s'emporta Harry, tu ne vas pas recommencer à tourner autour du pot ! Je te signale qu’on a cours avec Flitwick demain en première heure !
- Excuse-moi, fit Ron un peu vexé, mais c’est pas un truc qu'on peut dire comme ça entre le fromage et le dessert, mon pote.
- Bon, balance alors.
- D’accord. Comment expliquer... Bon, Harry, tu sais bien que... quand des garçons sont amenés à se voir à poil dans les vestiaires ou dans les douches...
- Mon Dieu ! implora Harry. Putain, Ron, mais qu’est-ce que tu t’apprêtes à me raconter, bordel ?
- Je t’en prie, Harry, n’en rajoute pas ! C’est déjà pas facile de parler de cela à quiconque, alors à son meilleur pote ! Je fais ça pour ton bien, tu sais !
- Bon, excuse-moi. Continue.
- Ok, qu’est-ce que je disais ? Ouais, donc, il y a toujours un moment où des garçons sont amenés à voir d’autres mecs à poil, que ce soit dans les douches, ou dans les vestiaires, ou… bref. Tu me suis jusque là.
- A priori, fit Harry d’un ton narquois, il me paraît plus logique de prendre sa douche à poil que tout habillé, ouais.
- Parfait. Et, bon, ne nous voilons pas la face, tous les mecs, pendant l’adolescence, passent par une période d’incertitude…
- Parle pour toi !
- … quant à leur développement physiologique, poursuivit Ron en fusillant Harry du regard. Tu vois, vers quatorze quinze ans, il est difficile de s’empêcher de se comparer aux autres, et on a toujours peur d’être « en retard » dans son développement corporel, genre poils sous les aisselles et dans l’entrejambe, etc. Pas besoin de te faire un dessin.
Il fit une brève pause pour s’assurer qu’effectivement, Harry n’avait pas besoin de dessin.
- Bon, poursuivit-il d’une voix moins assurée. Et malgré tout ce qu’on peut dire : « c’est pas la taille qui compte, c’est la façon dont on s’en sert », et toutes les conneries dans le genre, on est tous – enfin, il me semble – un peu anxieux à l’idée d’en avoir une moins grosse que le voisin.
- Précise ta pensée, dit Harry d’un ton égal et impitoyable.
- Tu sais très bien de quoi je parle ! s’emporta Ron qui commençait à rougir. De bites, bien sûr. On a tous eu une période – d’ailleurs chez certains ça ne s’arrête jamais – où on ne peut pas s’empêcher de lancer des regards de biais pour vérifier que la taille de sa bite entre plus ou moins dans la moyenne. C’est comme ça chez tous les mecs.
- Parle pour toi, Ron.
- Oh, ça va, fais pas ton Saint-Potter, on ne me la fait pas à moi ! Tu vas prétendre que t’as jamais regardé le sexe d’un mec pour comparer ?
- Je n’ai pas dit…
- Il me semblait bien, trancha fermement Ron.
- Ca ne me dit toujours pas pourquoi tu me parles brusquement de bites.
- J’y viens, dit Ron, mais il semblait avoir du mal à « y venir », justement. Bon… Eh ben, à une époque… euh… ce devait être, je crois… avant le Quidditch en tout cas, je m’en souviendrais…
- Oui, bon, on s’en fout, pressa Harry.
- Ouais, ben, j’ai regardé, je veux dire… comparé la tienne et la mienne.
- La mienne ?
- Ouais : la tienne.
- Et la tienne ?
- C’est ça.
- De bite ?
- Oui ! De bite !
- Comprenons-nous bien Ron Weasley, conclut Harry d’un ton clair. Tu comparais la taille de ma bite et de la tienne, c’est bien cela ?
- Ouais, c’est tout à fait cela ! approuva Ron d’un air de défi.
- Je le savais, fit Harry d’un ton définitif. Je le savais que j’aurais dû me méfier !
- Quoi ?
- Quoi ? Mais ma parole, Ron, tu es gay ! D’abord tu fantasmes à voix hautes sur mes muscles, et maintenant voilà que tu me causes de… – putain – de verge, merde ! Conclusion, tu es gay !
Ron s’étrangla :
- Mais non, Harry ! J’te jure que non ! Ca n’a rien à voir !
- Mais alors pourquoi, putain de bordel de merde, alors pourquoi viens-tu me parler de ma foutue bite ?
- C’est ce que je suis en train de t’expliquer, fit Ron qui commençait à paniquer. Ne monte pas sur tes grands chevaux et, pour une fois, laisse moi parler jusqu’au bout.
Voyant que Harry semblait disposé à lui accorder cette faveur même si ce dernier le regardait désormais avec une méfiance prononcée, Ron poursuivit en parlant très rapidement :
- Bon, ouais, donc, j’avais comparé la taille de nos sexes, et à vue d’œil, niveau dimensions… eh bien… je gagnais.
- Félicitations ! s’exclama en enchaînant d’une voix officielle : Ron Weasley, la direction de l’école a décidé de vous offrir une médaille pour ce haut fait. Gravé : Ron Weasley, Gryffondor, taille 22 centimètres, soit quatre de plus que Harry Potter, dit « le Survivant » !
- Putain, je sais pas ce que t’as aujourd’hui, Harry, mais on dirait que t’as décidé de me rendre la vie difficile ! Comme si c’était pas suffisamment pénible. Ouais, bon, la mienne était plus grande que la tienne. Je suis d’accord, on s’en fout. Mais ce qu’il y a d’intéressant là dedans, c’est que, justement, c’est plus le cas !
- C’est vrai ? demanda Harry, vaguement intéressé.
- J’te le dis.
- Et ensuite ? Ce ne sera pas ta médaille mais la mienne qui sera dans la salle des trophées. Alléluia. Enfin quoi, Ron, on a grandi, c’est normal !
- Ouais, mais ce que tu sais pas, c’est que l’année passée, la mienne était encore plus grande.
- Je vois que tu n’as pas perdu tes habitudes de voyeur, espèce de sale pervers.
- Et ça ne t’étonne pas ? Ca ne te rappelle pas quelque chose ? Quelque chose qui t’évoquerais également un autre changement rapport à ta nouvelle musculature ?
- Mais qu’est-ce que tu crois, Weasley ? Que ma bite a grandi depuis l’enterrement de Dumbledore peut-être ? C’est limite irrespectueux, si je peux me permettre !
- C’est bien ce que je suis en train d’affirmer, conclut l’intéressé avec un calme méritoire.
Harry tourna les yeux vers lui, interloqué.
- Pourrais-tu me répéter ce que tu viens de dire, s’il te plaît, Ron ?
- J’affirme que ton sexe a grandi depuis l’année passée et qu’il est devenu plus grand que le mien, et j’affirme que c’est lié à la musculature, et que c’est lié à ce trop-plein de magie.
Harry resta silencieux, cherchant les traces de la plaisanterie sur le visage de celui qui se disait son ami. Il n’y en avait aucune, il était au contraire très sérieux.
- Bon, trancha Harry, montre-la moi.
- Quoi ?
- T’as très bien entendu, enlève-moi cette serviette et montre moi ta putain de bite !
- Mais non ! refusa Ron, offusqué. Je ne veux pas !
- Fais pas chier, Ron, menaça autoritairement Harry. C’est toi qui m’as parlé de toutes ces conneries alors tu vas me faire le plaisir de me montrer ta bite immédiatement !
- Bon, capitula Ron.
Il saisit sa baguette qui était posée sur son tas de vêtements. Harry crut un instant que Ron voulait l’attaquer et sentit la magie affluer en lui sans qu’il l’ait appelée, mais Ron se contenta de dire « collaporta », pour s’assurer que, même si la porte était déjà verrouillée, personne ne les dérangerait d’un « alohomora » dans cette position plutôt compromettante. D’un geste hésitant, il retira la serviette serrée autour de sa taille et présenta à son ami son sexe, lequel était plutôt volumineux, et couronné de poils aussi roux que ses cheveux. Ron blêmit en voyant Harry s’agenouiller à hauteur de son pénis au repos. Toutefois, avant qu’il n’ait pu esquisser un geste, que ce soit pour se couvrir au moyen de la serviette, ou pour repousser Harry, ou encore pour dire quelque chose, ce dernier s’était déjà relevé.
- Putain, Harry, fit Ron d’une voix extrêmement soulagée, tu m’as fichu une de ces trouilles ! J’ai cru que…
- Tu as mal cru, trancha abruptement Harry. Tu as tendance à prendre tes rêves pour des réalités, Ron.
- En tout cas je te suis reconnaissant de ne pas avoir fait de remarque au sujet de la couleur des poils, dit Ron, toujours nu.
- Rassure-toi, répliqua Harry d’un ton cynique, je n’en pense pas moins.
- Connard, injuria Ron avec un sourire qui annulait l’insulte. Mais… Qu’est-ce que tu fous ?
Harry avait brusquement enlevé la serviette rouge et or serrée autour de sa propre taille.
- Je fais ce que tu as fait pendant des années : je compare. Mets-toi face au miroir, veux-tu ?
Ron obtempéra, et ils furent tous les deux, complètement nus, face au miroir. Tous deux étaient bien conscients du ridicule de la situation. Deux jeunes hommes comparant devant miroir la taille de leurs sexes respectifs, c’était complètement grotesque. Ils en étaient totalement conscients et se raccrochaient à l’autodérision pour faire face à la situation. Le sexe de Harry était effectivement bien plus volumineux que celui de Ron, ce qui n’était pourtant pas peu dire. Un triangle de poils noirs le surmontait et partait en flèche vers le nombril. Côte à côte, il était également évident que Harry était plus musclé que Ron. Cela se voyait surtout sur le torse du jeune homme dont les muscles pectoraux développés se mariaient avec des abdominaux très appréciables.
- De fait, acta Harry, toujours nu face au miroir.
- Tu vois.
- Oui, tu avais raison.
- La différence est quand même de taille ! Et ce n’était pas là, l’année passée, j’en suis sûr.
- Voyeur.
- Bien sûr, normalement, ce genre de choses se compare généralement… euh… en érection, mais…
- Oui.
- … je crois qu’on va... s’abstenir.
- Je le crois également.
Il y eut un long silence, puis ils se regardèrent et éclatèrent de rire au même moment.
- Putain, Harry, reprit Ron. Je crois que je ne pourrai plus jamais te parler de la même manière après cette scène. Je pense qu’on a atteint le summum du ridicule.
- Heureusement qu’il n’y a personne pour nous voir, approuva Harry, toujours hilare.
- Bon, on peut se rhabiller, maintenant ?
Ils éclatèrent à nouveau de rire, et, toujours hilares, entreprirent de se rhabiller. Harry retint Ron avant qu’il ne sorte du vestiaire :
- Ron ?
- Ouais ?
- Tu y crois vraiment, à cette histoire de bite qui se rallonge en quelques mois d’une bonne dizaine de centimètres ?
- C’est plus ou moins que ce j’ai essayé de te dire pendant toute cette conversation, oui.
- Et comment ça se fait, selon toi ?
- Je ne sais pas vraiment. J’imagine que c’est pareil que pour les muscles… C’est la magie qui fait ça. Je sais pas, soit c’est parce qu’elle estime qu’un mec, c’est mieux avec une grande bite, soit, elle le fait parce que toi, inconsciemment, tu le veux.
- J’en ai rien à foutre d’avoir une grosse bite, moi !
- Ca, c’est à toi de voir.
Puis, il conjura le sortilège qu’il avait lui-même jeté et déverrouilla manuellement la porte.
Harry resta seul dans le vestiaire. Seul avec son énorme sexe.
Note : Voilà. Pour l’instant, ça reste raisonnable, mais cela va être beaucoup plus chaud dans le second chapitre, croyez-moi sur parole. Si c’est nul (et sincèrement, je crois que ça l’est !), n’hésitez pas à me le dire.
Avertissement : Cette fiction est destinée à un public adulte et averti ! Outre l’utilisation de langage grossier voire cru, on y décrit explicitement des scènes de nus, et des scènes de sexe explicites entre un homme et une femme. Je suis parfaitement conscient que le site de fanfiction ne tolère pas, en règle générale, ce genre de fictions, c’est pourquoi je vous prie de m’excuser d’avance si le texte vous choque. N’hésitez pas une seule seconde à ne pas lire.
Chapitre 1 : les douches
Cela faisait plusieurs mois que les pouvoirs de Harry Potter ne faisaient qu'augmenter exponentiellement. Pendant des années, ils avaient été plus ou moins stables – même si déjà plutôt développés – mais depuis un événement particulier, un barrage s'était rompu. Cet événement était la mort de Dumbledore, bien entendu.
Ces pouvoirs augmentaient de façon si exceptionnelle qu’il était devenu impossible de les cacher. Le moindre de ses sortilèges, dans la classe de Flitwick, avait une efficacité beaucoup trop grande. Quand on lui demandait de faire Apparaître une tasse de thé, il y en avait automatiquement deux ou trois douzaines, quand on lui demandait de créer un jet d'eau, c'était un véritable geyser qu'il produisait.
Contrairement à tous ses camarades qui bataillaient pour aboutir à un résultat probant, Harry devait lui au contraire se modérer pour que ses nouveaux pouvoirs ne viennent pas anéantir toute la salle. C'était souvent embarrassant, mais cela avait ses avantages. En classe de défense contre les forces du mal, il dominait à ce point les autres élèves lors des exercices pratiques que même le professeur semblait avoir peur de l'affronter.
Il s'était confié à Hermione, et avait ajouté qu’il ne pensait pas parvenir à se modérer plus longtemps, tant l’intensité de son pouvoir le dépassait. Hermione s'en était rendu rendue compte antérieurement. Elle lui avait conseillé de passer à un niveau supérieur, et d’apprendre des techniques magiques qui lui permettraient de dépenser toute cette énergie inemployée.
Il avait appris les sortilèges les plus dévastateurs et les enchantements les plus complexes, mais son pouvoir grandissait encore, et devenait de plus en plus incontrôlable, au point d'inquiéter les professeurs.
Un jour, alors qu’il rentrait d'un entraînement de Quidditch et qu’il essayait de noyer ses soucis dans une douche bien chaude, Ron l’avait observé d’une manière un peu gênante – c’étaient des douches communautaires, et tous les autres garçons de l’équipe étaient déjà sortis. Le regard de Ron était assez incommodant, d’autant qu’ils étaient tous les deux nus, et qu’il s'attardait étrangement sur son anatomie. Pendant un moment, Harry tenta d’ignorer les coups d’œil de biais que son ami lui jetait, mais cela dura tout au long de la douche, au point qu’à la fin, Harry n’y tint plus :
- Enfin, Ron, pourquoi tu me regardes comme ça ? T’es pédé ou quoi ?
Ron piqua un fard instantanément – Harry constata avec amusement que lorsqu'il rougissait, ce n’était pas seulement sa tête, mais l'entièreté de son corps à l'exception de ses bras et jambes. Ron s’empressa de nier les faits :
- Quoi ? Moi ? Mais non, j’te r’garde pas ! J’étais juste... euh... C'est rien j’te dis !
Ron ne pouvait pas savoir que depuis la soudaine croissance incontrôlable des pouvoirs de Harry, ce dernier savait immanquablement quand on lui mentait :
- Ron, ne me mens pas ! Tu me regardes depuis tout à l'heure, alors soit t’es pédé, soit j’ai trois couilles et tu oses pas me le dire !
- J’suis pas pédé, Harry, tu le sais bien ! Je suis avec Hermione tu te rappelles ?
- Pourquoi tu me regardais comme ça alors ?
- C'est juste que...
Ron termina sa phrase par un grommellement incompréhensible. Depuis l’augmentation de son pouvoir magique, Harry avait tendance à s’énerver plus facilement, et il fut agacé par les manières de Ron, qui lui tournait à présent le dos.
- Putain, Ron, fit Harry avec humeur, tu vas me dire ce qui va pas chez moi ou pas ? C'est chiant quand tu termines pas tes phrases ! Parle au lieu de me présenter tes fesses !
Ron se retourna brusquement et se rapprocha de Harry d'un air furieux. Harry eut un léger recul car Ron était bien plus costaud que lui : les muscles de son abdomen et de son torse saillaient fortement et ses bras et jambes forçaient l'admiration. Ron eut rapidement froid hors du jet d'eau de la douche, et il y revint immédiatement après l'avoir quitté.
- C'est fou ce que t'es nerveux toi, répliqua Ron. Depuis...
Il laissa à nouveau sa phrase en suspens.
- Depuis... insista Harry, que les phrases inachevées de Ron commençaient à énerver sérieusement.
- Tu sais bien ! rétorqua abruptement Ron. Je suis pas con, tu savais ? Moi aussi je sais combien font un plus un, moi aussi je parle avec Hermione !
- Qu’est-ce que tu veux dire ?
- Que moi aussi j'ai remarqué des choses ! Tu as parlé en aparté avec Hermione, mais moi aussi j’avais remarqué !
- Remarqué quoi ? interrogea Harry en commençant à se savonner lentement le torse, comme si cela pouvait le préserver de ce que Ron avait à lui dire.
- Fallait vraiment être aveugle pour pas le voir, tu sais, que t’as changé ! Depuis c’t’année ! J’imagine depuis l’enterrement de Dumbledore. Ca t’a fait un choc, comme pour tout le monde, sauf que toi, ça a... je sais pas... libéré quelque chose.
Comme Harry ne disait rien, il poursuivit :
- Tu crois que personne ne remarque rien ? Si tu réussis du premier coup une métamorphose personnelle, c’est pas parce que t’as étudié comme Hermione ou que t’es meilleur que les autres, c’est simplement que... comment dire... l’intensité de ton... pouvoir, ou ch’sais pas quoi, fait que même si tu foires un peu le sortilège, ben, ça marchera quand même, à tous les coups !
- Tu avais remarqué.
C'était un constat.
- Oui, fit Ron.
- Bon, ben, voilà.
- Ouais.
- Y’a rien à ajouter, tu sais... Rien de quoi être fier. Je ne sais pas moi-même comment ça se fait. C'est juste un fait. Ouais, t’as tout vu, c'est depuis l'enterrement de Dumbledore que ça a commencé, et puis, ça n’a fait qu’empirer. Je ne me l’explique pas, et Hermione non plus.
Il y eut un moment de silence. Harry entreprit de se savonner les jambes dont les muscles étaient encore tendus par l'effort de l’entraînement. Il se redressa et constata que Ron le regardait encore de travers.
- Mais tu vas arrêter espèce de voyeur ! s’exclama Harry. D’accord, j'ai eu une sorte d’accroissement énorme de magie, mais ça ne justifie pas que tu me mates comme ça !
Ron hocha la tête négativement.
- C’est pas ça, Harry... C’est juste qu’y a une chose qu’Hermione pourra jamais te dire... En fait, y’a que moi, et tout ceux qui te voient à poil dans les douche après les entraînements...
- Putain, j’ai trois couilles et je m’en étais pas rendu compte, c’était bien cela, je m’en doutais !
- J’te parle sérieusement, Harry ! fit Ron un peu vexé. T’as vraiment le don pour pas remarquer les choses, toi, c'est incroyable. Pourtant, crois-moi, y’a pas que moi qui ai remarqué, je t’assure !
- Quoi ? interrogea Harry, un peu inquiet.
- Ben... C’t’un peu gênant, tu vas encore me traiter de pédé...
- Ecoute, moi j'ai rien contre les homos, hein, tenta de plaisanter Harry, juste... c'est pas mon rayon, ch’suis navré si je te déçois...
- Harry ! avertit Ron. Ca n’a rien à voir avec moi ! C'est toi !
- Bon, ben vas-y alors, s'exclama sèchement Harry, accouche ! T’as la manie de faire durer le suspense, toi, c'est vraiment chiant.
- Ok, capitula Ron. Je vais te dire, et tant pis si tu me traites de gay après. Eh bien : j'ai... euh... l'impression – et elle est partagée par tous les mecs de l’équipe de Quidditch de Gryffondor – que, ben… que t’as pas changé que magiquement, si tu vois ce que je veux dire. Je comprends que t’aies rien remarqué, parce que c'est toujours difficile à voir quand c'est soi-même, mais... viens, mec, on sort de cette putain de douche, j'ai l'impression que je suis en train de me liquéfier.
Ron sortit en premier de la salle carrelée et Harry lui emboîta le pas, très curieux de ce que son ami avait à lui dire. Ils passèrent chacun une serviette rouge et or autour de leurs tailles respectives.
- Attends avant de te rhabiller, commanda Ron.
Harry obéit.
- Bon, continua Ron, regarde-toi dans la glace, qu’est-ce que tu vois ?
Harry le regarda avec suspicion, mais accepta pour lui faire plaisir de tourner la tête vers le miroir de l’antichambre de la salle d'eau. Le miroir n’était même pas enchanté, il n’y voyait que son reflet. Les mêmes cheveux noirs, la même cicatrice en forme d'éclair.
- Je suis censé voir quoi ? demanda Harry un peu narquois. C’est un miroir magique ? Il nous montre le fantasme inavoué du plus jeune Weasley de chaque génération ?
- Putain. C’est comme j’te disais, faut vraiment tout t’expliquer. Mais putain, regarde ton torse, voilà, ouais, regarde ton torse.
Harry regarda son torse et n’y vit rien d'anormal. Le ton de Ron lui avait fait penser qu'il avait brusquement une empreinte indélébile ou la marque des ténèbres en rose, mais il n'y avait rien de cela. Le torse de Harry aurait pu ressembler aux torses de pas mal de sportifs.
- Tu ne voudrais pas être plus clair, Ron ? pria Harry avec agacement. Qu’est-ce qu’il a mon torse ? Ca devient lourd, à la fin.
- Bon, tu l'auras voulu. Tu ne remarques pas que t'es beaucoup plus musclé qu'avant ? Regarde ton torse, bon sang ! T’es super baraqué maintenant ! Plus que moi, je crois ! Et pourtant, moi c’est déjà pas mal !
- Je suis pas plus baraqué que toi, fit Harry, incrédule.
- Mais si, bordel ! Ecoute, je sais bien que c'est difficile de regarder ses propres fesses, mais tu devrais voir les tiennes, avant, et après ! Putain, ça me fait mal de le dire, mais t'as un cul super musclé ! Et tes bras aussi ! Tes cuisses et aussi tes mollets !
Harry se regarda attentivement dans la glace. Il savait bien sûr que sa musculature était très développée, et il en était plutôt fier parce qu’elle l’avantageait efficacement, mais en revanche, il l'avait mise à la charge d'une pratique intensive du Quidditch. Il fit part de ses doutes à son ami :
- Euh, tu me fais douter, là... ‘fin, c'est normal, non ? Je veux dire, je fais du Quidditch depuis sept ans, il fallait bien que cela finisse par se voir sur mon corps !
- T’as pas vu le changement parce que tu te vois tous les jours dans le miroir, mais je t’assure que les mecs de l’équipe et moi on est tous d'accord pour dire que ça date aussi de... l’été dernier... Avant, bon, c’est pas que t’étais une crevette, t’étais plutôt musclé à bien y regarder, mais maintenant, c'est plutôt le contraire, c'est difficile à cacher !
Harry contempla attentivement son reflet, et s’attarda sur son corps qui avait effectivement des points communs avec ceux des athlètes. Mais la question était de savoir à partir de quand le processus s’était enclenché. Il regretta un instant que Ron soit là, parce qu'il aurait aimé se regarder plus intimement : voir ses fesses et ses cuisses pour vérifier les dires de Ron, par exemple. Mais il devait se rendre à l'évidence, il ne se souvenait pas d'avoir remarqué que son torse était à ce point sculpté avant cet événement : les funérailles de l’ancien directeur de Poudlard.
- Je crois que tu as raison, dit finalement Harry.
- Enfin ! T’as mis le temps...
- Putain.
- Putain ? T’as l’air déçu ? Pourtant... C’est plutôt cool, non ?
Harry tourna la tête vers son ami :
- En soi, ouais, c'est plutôt cool d’être baraqué sans devoir faire d'effort, je crois pas mal de monde qui serait prêt à payer pour ça, mais l’ennui c'est que, dans mon cas, c’est autre chose...
- Attends, je te suis plus, là...
- Tu ne comprends pas ? C'est pourtant évident ! La magie, elle déborde de moi, Ron ! Je ne sais pas ce qu'il s'est passé, mais brusquement, une vanne s'est ouverte grand, et je n’arrive pas à contenir toute cette énergie. C’est elle qui a créé ça ! Je n'arrive pas à tout évacuer avec les sortilèges de l'école, alors elle s’attaque à moi ! Cette saloperie est en train de me bouffer de l'intérieur...
- Ouais, fit Ron, peu convaincu. Elle a pas l'air de te vouloir trop de mal cette saloperie. C'est une maladie que j’aimerais avoir aussi.
- Tu sais pas de quoi tu parles, et en plus, niveau muscles, tu n’as pas non plus de quoi te plaindre. Ca me fait vraiment mal, tu sais, toute cette magie ! Je sais que cela se ressent sur moi. Je suis toujours énervé et prêt à sauter sur tout le monde... Si Hermione ne m’avait pas aidé en me montrant des sortilèges plus avancés pour me défouler, j’aurais fini par tuer quelqu’un !
Il y eut un bref silence pendant lequel les deux garçons restèrent tous les deux immobiles, complètement secs à présent et toujours torses nus. Ron finit par reprendre la parole :
- Hum, Harry, je suis désolé, mais il y a autre chose dont il faut que je te parle.
Harry resta silencieux, résigné à entendre ce que son meilleur ami avait à lui annoncer, et qui nécessitait qu'il adoptât ce ton un peu solennel.
- C’est un peu délicat...
- Oh non ! s'emporta Harry, tu ne vas pas recommencer à tourner autour du pot ! Je te signale qu’on a cours avec Flitwick demain en première heure !
- Excuse-moi, fit Ron un peu vexé, mais c’est pas un truc qu'on peut dire comme ça entre le fromage et le dessert, mon pote.
- Bon, balance alors.
- D’accord. Comment expliquer... Bon, Harry, tu sais bien que... quand des garçons sont amenés à se voir à poil dans les vestiaires ou dans les douches...
- Mon Dieu ! implora Harry. Putain, Ron, mais qu’est-ce que tu t’apprêtes à me raconter, bordel ?
- Je t’en prie, Harry, n’en rajoute pas ! C’est déjà pas facile de parler de cela à quiconque, alors à son meilleur pote ! Je fais ça pour ton bien, tu sais !
- Bon, excuse-moi. Continue.
- Ok, qu’est-ce que je disais ? Ouais, donc, il y a toujours un moment où des garçons sont amenés à voir d’autres mecs à poil, que ce soit dans les douches, ou dans les vestiaires, ou… bref. Tu me suis jusque là.
- A priori, fit Harry d’un ton narquois, il me paraît plus logique de prendre sa douche à poil que tout habillé, ouais.
- Parfait. Et, bon, ne nous voilons pas la face, tous les mecs, pendant l’adolescence, passent par une période d’incertitude…
- Parle pour toi !
- … quant à leur développement physiologique, poursuivit Ron en fusillant Harry du regard. Tu vois, vers quatorze quinze ans, il est difficile de s’empêcher de se comparer aux autres, et on a toujours peur d’être « en retard » dans son développement corporel, genre poils sous les aisselles et dans l’entrejambe, etc. Pas besoin de te faire un dessin.
Il fit une brève pause pour s’assurer qu’effectivement, Harry n’avait pas besoin de dessin.
- Bon, poursuivit-il d’une voix moins assurée. Et malgré tout ce qu’on peut dire : « c’est pas la taille qui compte, c’est la façon dont on s’en sert », et toutes les conneries dans le genre, on est tous – enfin, il me semble – un peu anxieux à l’idée d’en avoir une moins grosse que le voisin.
- Précise ta pensée, dit Harry d’un ton égal et impitoyable.
- Tu sais très bien de quoi je parle ! s’emporta Ron qui commençait à rougir. De bites, bien sûr. On a tous eu une période – d’ailleurs chez certains ça ne s’arrête jamais – où on ne peut pas s’empêcher de lancer des regards de biais pour vérifier que la taille de sa bite entre plus ou moins dans la moyenne. C’est comme ça chez tous les mecs.
- Parle pour toi, Ron.
- Oh, ça va, fais pas ton Saint-Potter, on ne me la fait pas à moi ! Tu vas prétendre que t’as jamais regardé le sexe d’un mec pour comparer ?
- Je n’ai pas dit…
- Il me semblait bien, trancha fermement Ron.
- Ca ne me dit toujours pas pourquoi tu me parles brusquement de bites.
- J’y viens, dit Ron, mais il semblait avoir du mal à « y venir », justement. Bon… Eh ben, à une époque… euh… ce devait être, je crois… avant le Quidditch en tout cas, je m’en souviendrais…
- Oui, bon, on s’en fout, pressa Harry.
- Ouais, ben, j’ai regardé, je veux dire… comparé la tienne et la mienne.
- La mienne ?
- Ouais : la tienne.
- Et la tienne ?
- C’est ça.
- De bite ?
- Oui ! De bite !
- Comprenons-nous bien Ron Weasley, conclut Harry d’un ton clair. Tu comparais la taille de ma bite et de la tienne, c’est bien cela ?
- Ouais, c’est tout à fait cela ! approuva Ron d’un air de défi.
- Je le savais, fit Harry d’un ton définitif. Je le savais que j’aurais dû me méfier !
- Quoi ?
- Quoi ? Mais ma parole, Ron, tu es gay ! D’abord tu fantasmes à voix hautes sur mes muscles, et maintenant voilà que tu me causes de… – putain – de verge, merde ! Conclusion, tu es gay !
Ron s’étrangla :
- Mais non, Harry ! J’te jure que non ! Ca n’a rien à voir !
- Mais alors pourquoi, putain de bordel de merde, alors pourquoi viens-tu me parler de ma foutue bite ?
- C’est ce que je suis en train de t’expliquer, fit Ron qui commençait à paniquer. Ne monte pas sur tes grands chevaux et, pour une fois, laisse moi parler jusqu’au bout.
Voyant que Harry semblait disposé à lui accorder cette faveur même si ce dernier le regardait désormais avec une méfiance prononcée, Ron poursuivit en parlant très rapidement :
- Bon, ouais, donc, j’avais comparé la taille de nos sexes, et à vue d’œil, niveau dimensions… eh bien… je gagnais.
- Félicitations ! s’exclama en enchaînant d’une voix officielle : Ron Weasley, la direction de l’école a décidé de vous offrir une médaille pour ce haut fait. Gravé : Ron Weasley, Gryffondor, taille 22 centimètres, soit quatre de plus que Harry Potter, dit « le Survivant » !
- Putain, je sais pas ce que t’as aujourd’hui, Harry, mais on dirait que t’as décidé de me rendre la vie difficile ! Comme si c’était pas suffisamment pénible. Ouais, bon, la mienne était plus grande que la tienne. Je suis d’accord, on s’en fout. Mais ce qu’il y a d’intéressant là dedans, c’est que, justement, c’est plus le cas !
- C’est vrai ? demanda Harry, vaguement intéressé.
- J’te le dis.
- Et ensuite ? Ce ne sera pas ta médaille mais la mienne qui sera dans la salle des trophées. Alléluia. Enfin quoi, Ron, on a grandi, c’est normal !
- Ouais, mais ce que tu sais pas, c’est que l’année passée, la mienne était encore plus grande.
- Je vois que tu n’as pas perdu tes habitudes de voyeur, espèce de sale pervers.
- Et ça ne t’étonne pas ? Ca ne te rappelle pas quelque chose ? Quelque chose qui t’évoquerais également un autre changement rapport à ta nouvelle musculature ?
- Mais qu’est-ce que tu crois, Weasley ? Que ma bite a grandi depuis l’enterrement de Dumbledore peut-être ? C’est limite irrespectueux, si je peux me permettre !
- C’est bien ce que je suis en train d’affirmer, conclut l’intéressé avec un calme méritoire.
Harry tourna les yeux vers lui, interloqué.
- Pourrais-tu me répéter ce que tu viens de dire, s’il te plaît, Ron ?
- J’affirme que ton sexe a grandi depuis l’année passée et qu’il est devenu plus grand que le mien, et j’affirme que c’est lié à la musculature, et que c’est lié à ce trop-plein de magie.
Harry resta silencieux, cherchant les traces de la plaisanterie sur le visage de celui qui se disait son ami. Il n’y en avait aucune, il était au contraire très sérieux.
- Bon, trancha Harry, montre-la moi.
- Quoi ?
- T’as très bien entendu, enlève-moi cette serviette et montre moi ta putain de bite !
- Mais non ! refusa Ron, offusqué. Je ne veux pas !
- Fais pas chier, Ron, menaça autoritairement Harry. C’est toi qui m’as parlé de toutes ces conneries alors tu vas me faire le plaisir de me montrer ta bite immédiatement !
- Bon, capitula Ron.
Il saisit sa baguette qui était posée sur son tas de vêtements. Harry crut un instant que Ron voulait l’attaquer et sentit la magie affluer en lui sans qu’il l’ait appelée, mais Ron se contenta de dire « collaporta », pour s’assurer que, même si la porte était déjà verrouillée, personne ne les dérangerait d’un « alohomora » dans cette position plutôt compromettante. D’un geste hésitant, il retira la serviette serrée autour de sa taille et présenta à son ami son sexe, lequel était plutôt volumineux, et couronné de poils aussi roux que ses cheveux. Ron blêmit en voyant Harry s’agenouiller à hauteur de son pénis au repos. Toutefois, avant qu’il n’ait pu esquisser un geste, que ce soit pour se couvrir au moyen de la serviette, ou pour repousser Harry, ou encore pour dire quelque chose, ce dernier s’était déjà relevé.
- Putain, Harry, fit Ron d’une voix extrêmement soulagée, tu m’as fichu une de ces trouilles ! J’ai cru que…
- Tu as mal cru, trancha abruptement Harry. Tu as tendance à prendre tes rêves pour des réalités, Ron.
- En tout cas je te suis reconnaissant de ne pas avoir fait de remarque au sujet de la couleur des poils, dit Ron, toujours nu.
- Rassure-toi, répliqua Harry d’un ton cynique, je n’en pense pas moins.
- Connard, injuria Ron avec un sourire qui annulait l’insulte. Mais… Qu’est-ce que tu fous ?
Harry avait brusquement enlevé la serviette rouge et or serrée autour de sa propre taille.
- Je fais ce que tu as fait pendant des années : je compare. Mets-toi face au miroir, veux-tu ?
Ron obtempéra, et ils furent tous les deux, complètement nus, face au miroir. Tous deux étaient bien conscients du ridicule de la situation. Deux jeunes hommes comparant devant miroir la taille de leurs sexes respectifs, c’était complètement grotesque. Ils en étaient totalement conscients et se raccrochaient à l’autodérision pour faire face à la situation. Le sexe de Harry était effectivement bien plus volumineux que celui de Ron, ce qui n’était pourtant pas peu dire. Un triangle de poils noirs le surmontait et partait en flèche vers le nombril. Côte à côte, il était également évident que Harry était plus musclé que Ron. Cela se voyait surtout sur le torse du jeune homme dont les muscles pectoraux développés se mariaient avec des abdominaux très appréciables.
- De fait, acta Harry, toujours nu face au miroir.
- Tu vois.
- Oui, tu avais raison.
- La différence est quand même de taille ! Et ce n’était pas là, l’année passée, j’en suis sûr.
- Voyeur.
- Bien sûr, normalement, ce genre de choses se compare généralement… euh… en érection, mais…
- Oui.
- … je crois qu’on va... s’abstenir.
- Je le crois également.
Il y eut un long silence, puis ils se regardèrent et éclatèrent de rire au même moment.
- Putain, Harry, reprit Ron. Je crois que je ne pourrai plus jamais te parler de la même manière après cette scène. Je pense qu’on a atteint le summum du ridicule.
- Heureusement qu’il n’y a personne pour nous voir, approuva Harry, toujours hilare.
- Bon, on peut se rhabiller, maintenant ?
Ils éclatèrent à nouveau de rire, et, toujours hilares, entreprirent de se rhabiller. Harry retint Ron avant qu’il ne sorte du vestiaire :
- Ron ?
- Ouais ?
- Tu y crois vraiment, à cette histoire de bite qui se rallonge en quelques mois d’une bonne dizaine de centimètres ?
- C’est plus ou moins que ce j’ai essayé de te dire pendant toute cette conversation, oui.
- Et comment ça se fait, selon toi ?
- Je ne sais pas vraiment. J’imagine que c’est pareil que pour les muscles… C’est la magie qui fait ça. Je sais pas, soit c’est parce qu’elle estime qu’un mec, c’est mieux avec une grande bite, soit, elle le fait parce que toi, inconsciemment, tu le veux.
- J’en ai rien à foutre d’avoir une grosse bite, moi !
- Ca, c’est à toi de voir.
Puis, il conjura le sortilège qu’il avait lui-même jeté et déverrouilla manuellement la porte.
Harry resta seul dans le vestiaire. Seul avec son énorme sexe.
Note : Voilà. Pour l’instant, ça reste raisonnable, mais cela va être beaucoup plus chaud dans le second chapitre, croyez-moi sur parole. Si c’est nul (et sincèrement, je crois que ça l’est !), n’hésitez pas à me le dire.